C'est le 13 novembre 1850 que naît Robert Louis Stevenson, à Edimbourg, capitale de la brumeuse Ecosse.Ses parents et grands parents sont ingénieurs constructeurs de phares. Toutefois c'est une nurse appelée Alison Cunningham surnommée Cummy qui va l'élever. Celle que Stevenson appela plus tard "l'ange de ma vie d'enfant". C'est dans cette atmosphère et celle de la bibliothèque de son père, chargée de livres d'aventures, que Robert Louis évolue et prend peu à peu le goût de la vie sédentaire et le désir de "dormir au pied des arbres et de voir chaque jour le soleil se lever sur un nouvel horizon".
Mais avant cela, il lui fallait supporter l'école. Sa santé fragile et la discipline de l'époque ne lui conviennent guère, il souffre de la poitrine et le climat écossais ne lui est pas profitable. C'est alors qu'il a bientôt 13 ans que Robert Louis a la chance d'effectuer un séjour sur la Côte d'Azur. Déjà à ce moment, il rêve d'être écrivain et, 3 ans plus tard, il publie aux frais de son père un premier roman de 22 pages: "La Révolte du Pentland". Malgré ses aspirations et sa détermination, sa famille décide qu'il sera avocat et l'inscrit à la Faculté de Droit de l'Université d'Edimbourg où il fera un flop. Sa famille lui impose cette fois un stage dans une étude d'avoué. Certes, il apprendra bien le métier d'avocat, mais c'est surtout à l'art d'écrire qu'il s'initie.
Il lit beaucoup et se sent fort attiré par la culture française et ce pays dont il adore l'esprit d'indépendance.
De 1874 à 1879, il vit la plupart de son temps en France, dans le Nord. Dans une auberge de Grès sur Loing, il s'éprend d'une Américaine de 37 ans: Fanny Osborne. Elle est mariée et mère de deux enfants, Robert Louis n'a pas de situation stable.
C'est alors qu'il entreprend de visiter les Cévennes, espérant ainsi oublier cet amour impossible. Il prend le train et s'arrête au village du Monastier-sur-Gazeille à quelques kilomètres du Puy-en-Velay. Nous sommes en septembre 1878, le voyage se préparera durant tout le mois. Dans le village, Stevenson étonne. C'est qu'il n'est pas courant de voir des voyageurs de cette espèce.
Il achète une ânesse qu'il surnomme "Modestine" et s'équipe pour le voyage d'un pistolet et d'un couteau de poche, une lampe à alcool, une lanterne, des chandelles, une casserole, une corde, et comme vivres du chocolat et des boîtes de mortadelles.
Le dimanche 22 septembre 1878 il quitte le Monastier pour rejoindre Saint-Jean-du-gard après 12 jours et 220 Km de marche.
Près d'un an plus tard, en 1879, il publiera son "Journal de Route" sous le titre: Voyage en Cévennes avec un âne. Il sera aussi l'auteur de "L'île au trésor" et de "Dr.Jeckyll et Mr.Hyde".
En 1890, sa santé s'aggravant, il s'installe définitivement à Vailima aux Samoa dont le climat tropical est bénéfique à ses problèmes respiratoires. Sans négliger sa carrière littéraire, il s'investit beaucoup auprès des Samoans. Il meurt d'une crise d'apoplexie à l'âge de 44 ans.Il est enterré selon son désir face à la mer au sommet du mont Vaea surplombant Vailima.
Sa tombe porte en épitaphe les premiers vers de son poème Requiem composé à Hyères en 1884 :
« Under the wide and starry sky, (sous le large et étoilé ciel)
Dig the grave and let me lie, (creusez une tombe et laissez-moi y s’allonger) Glad did I live and gladly die, (content de vivre et avec joie mourir) and I laid me down with a will» (et enterrez-moi au-dessus de mon testament)